FRANCIS CARCO



Noumea (Nueva Caledonia) Francia, 1886-París, 1958





ARRULLO

Suave la lluvia entre las hojas
es un rumor amado y lento,
y tú en mi pecho te abandonas
con silencioso encantamiento.

Se trenza el viento con la lluvia...
vibras... ¡Oh que blando momento
para morir con la dulzura
del agua que evapora el viento!

-¿Oyes la lluvia que solloza?
-¿Oyes el viento plañidero?
Herida mía dulce y honda,
sólo tú ignoras de qué muero.

Versión de: Carlos López Narváez

IL PLEUT 

Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes
Par ce temps d’arrière-saison.

Il pleut. Les taxis vont et viennent.
On voit rouler les autobus
Et les remorqueurs sur la Seine
Font un bruit... qu’on ne s’entend plus !

C’est merveilleux : il pleut. J’écoute
La pluie dont le crépitement
Heurte la vitre goutte à goutte...
Et tu me souris tendrement.

Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure,
Qui sanglote comme un adieu.
Tu vas me quitter tout à l’heure :
On dirait qu’il pleut dans tes yeux.


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