ROBERT DE MONTESQUIEU


París-Francia, 1855-Menton, 1921


ENFLEURAGE



Au myosotis bleu qui mire dans les sources 

Ses constellations de fleurettes d'azur, 

Il emprunte la voix cristalline des courses 

Que font sur les cailloux les ondes au coeur pur.


Aux pruniers il a pris leur âme japonaise, 

Aux hortensias bleus leur pâle étrangeté ; 
Aux tulipes leur pourpre, aux tournesols leur braise ; 

Aux iris leur tristesse ; aux roses leur gaîté.



Et chaque soir, la fleur qui féconda la page, 

Sentant mourir sa part d'éphémère beauté, 

Se réjouit de voir, en nouvel équipage , 

Refleurir en mes chants ce qui leur fut ôté.[...]



ENFLEURAGE


El azul nomeolvides vista en las fuentes

Sus constelaciones de flores azul celeste,

Toma prestado la voz cristalina de carreras

¿Cuáles son las olas en las rocas con un corazón puro.



El ciruelo japonés tomó su alma

Pálidas hortensias azules con su extrañeza;

Sus tulipanes morados, girasoles sus brasas;

Iris con su tristeza a las rosas su alegría.



Y todas las noches la fertilización flor de la página

Die sintiendo su parte de belleza efímera,

Se alegraron de ver, el equipo nuevo,

reflorecen en mis canciones para que se quitaron. [...]

HYMNE Á LA NUIT


Le mystère des nuits exalte les coeurs chastes ! 

Ils y sentent s'ouvrir comme un embrassement 

Qui, dans l'éternité de ses caresses vastes, 

Comble tous les désirs, dompte chaque tourment.



Le parfum de la nuit enivre le coeur tendre ! 

La fleur qu'on ne voit pas a des baumes plus forts...

Tout sens est confondu : l'odorat croit entendre ! 

Aux inutiles yeux tous les contours sont morts.



L'opacité des nuits attire le coeur morne ! 

Il y sent l'appeler l'affinité du deuil ; 

Et le regard se roule aux épaisseurs sans borne 

Des ombres, mieux qu'aux cieux où toujours veille un oeil !



Le silence des nuits panse l'âme blessée ! 

Des philtres sont penchés des calices émus ; 

Et vers les abandons de l'amour délaissée 

D'invisibles baisers lentement se sont mus.



Pleurez dans ce repli de la nuit invitante, 

Vous que la pudeur fière a voués au cil sec, 

Vous que nul bras ami ne soutient et ne tente 

Pour l'aveu des secrets... - pleurez ! pleurez avec




Avec l'étoile d'or que sa douceur argente, 

Mais qui veut bien, là-bas, laisser ce coin obscur,

Afin que l'oeil tari d'y sangloter s'enchante 

Dans un pan du manteau qui le cache à l'azur !



HIMNO A LA NOCHE


Las noches de misterio exalta los corazones castos!

Se sienten como un abrazo abierto

Lo cual, en la vasta eternidad de sus caricias,

Cumple con todos los deseos, todos los tormentos doma.



El olor de la noche corazón tierno borracho!

La flor no ha visto bálsamos más fuerte ...
Todo significado es confuso: el olfato parece oír!

Para contornos de los ojos son inútiles todos muertos.



La opacidad de las noches tristes corazón dibujar!

Siente la llamada afinidad luto

Y los ojos en blanco para espesores sin límites

Las sombras, mejor que nunca, el cielo, donde un ojo!



El silencio de la noche el vientre alma herida!

Cálices Pociones discutidos movido;

Y para el abandono del amor abandonado

En besos invisibles son conducidos lentamente.


Llorando en la disminución de la noche invitación,

Orgulloso de que la modestia se ha comprometido a arremeter seco

Eso no daña el brazo soporta y no intenta

Para la admisión de los secretos ... - Llora! llorad con



Gold Star con su plateado suave,

Pero, ¿quién quiere el bien allí, deje este rincón oscuro

Para que el ojo se deleita colmada sollozo

En una sección del manto que oculta el cielo!
 

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