RENE GUY CADOU


Sainte-Reine-de-Bretagne en Loire-Atlantique (entonces Lower Loire) Francia, 1920- Louisfert. 1951

TOUT AMOUR

Ah ! pauvre père ! auras-tu jamais deviné quel amour tu as mis en moi
Et combien j’aime à travers toi toutes les choses de la terre ?
Quel étonnement serait le tien si tu pouvais me voir maintenant
À genoux dans le lit boueux de la journée
Raclant le sol de mes deux mains
Comme les chercheurs de beauté !
-Seigneur ! Vous moquez-Vous ? Serait-ce là mon fils ?
Se peut-il qu’il figure à votre palmarès ?
-Ô père ! j’ai voulu que ce nom de Cadou
Demeure un bruissement d’eau claire sur les cailloux !
Plutôt que le plain-chant la fugue musicale
Si tout doit s’expliquer par l’accalmie finale
Lorsque le monde aura les oreilles couchées !


(René Guy Cadou, Hélène ou le règne végétal, 1952-53)


TODO AMOR


¡Ah! pobre padre! que no sabes cuánto amor que me has dado
¿Y cuánto Te amo con todas las cosas de la tierra?
Lo que sorprende es tuyo si pudieras verme ahora
De rodillas en el lecho fangoso del día
Raspar el suelo con ambas manos
Como investigadores belleza!
Señor! Se burlan de ti? ¿Podría ser mi hijo?
¿Es posible que ella está en su lista?
Padre-O! Quería que Cadou nombre
Sigue siendo un rumor de agua clara en las rocas!
En lugar de cantar el musical fuga
Si todo debe ser explicado por la tregua definitiva
Cuando el mundo ha oído mintiendo!



(René Chico Cadou, Helena o el reino vegetal, 1952-53)


ENCORE L’ENFANCE


Mon Dieu c’est peut-être parce que je suis toujours avec les enfants comme l’un des leurs
À leur disputer leurs secrets leurs sanglots et leurs craies de couleur



Je pense à un jardin profond et tout en demi-teintes
Avec des gueules-de-lion et du désespoir-du-peintre



Je marche en écoutant mes pas dans les allées
L’air sent le soufre de la treille et les fruits éclatés



Et très loin dans le fond parfumé des villages
Le ciel fait boire au fond des yeux son attelage



De bêtes lourdes et comme ensanglantées
Par les coquelicots et les griffes du blé



C’est un dimanche après-midi comme les autres
Avec des bonnes gens en habit sur la route



Et mon père qui lit tristement son journal
Enveloppé dans des fumées de caporal



Ordinaire C’est ici que je sens battre
Mon cœur comme un volant d’une machine à battre



Et c’est encore ici qu’en moi-même dressé
Je m’épouvante d’un moment d’éternité.



(René-Guy CADOU, Le Cœur définitif, Paris, Seghers, 1961)


NIÑO DE NUEVO


¡Dios mío, esto es tal vez porque yo estoy siempre con los niños como uno de los
Cuando juegan sus secretos y sus sollozos tizas



Creo que un jardín profunda y semitonos todo
Con bocas de león y la desesperación-el pintor-



Ando mi escucha en los callejones
El aire huele a azufre de la explosión de la vid y fruta



Y lejos de las aldeas fondo perfumadas
El cielo está bebiendo en los ojos de su equipo



Bestias como sangrado abundante
Por amapolas y trigo garras



Es una tarde de domingo como cualquier otro
Con buenas personas vestidas en la carretera



Y, lamentablemente mi padre leyendo el periódico
Envuelto en corporal ahumado



Esto es de sentido común que le gané a
Mi corazón como una rueda de una máquina de ritmo



Y es aquí donde sentí atraído
Me temo que un momento de eternidad.



(René-Guy CADOU, El Corazón final, París, Seghers, 1961)

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