MAX ALHAU


París-Francia, 1936


POUR ECRIRE


On marche, mais sans se rendre compte du voyage ; dans les lointains, c'est une autre terre que l'on aperçoit, comme une étape sans cesse différée. Derrière soi, le paysage s'est effacé, ma¬gnifié par un feu invisible.
Là-bas, d'autres lieux nous appartiennent dont l'énigme n'est jamais résolue. Nul n'habite que l'éphémère, le frémissement de l'eau sous le vent. Pourtant au seuil de ce pays, la mort s'en-racine et les choses rendues à leur présence pas¬sent outre le temps, les saisons dont la naissance est illusion.
La plaine devient le calque d'un ciel déses¬pérément bleu.
**
On naît d'un lieu trouvé à force de quête patiente, attendu depuis toujours. Il y a dans cette rencontre la reconnaissance du corps envers la terre, l'alliance avec les arbres, les pierres. Même la lumière est racine qui parfait l'équilibre.
**
Le long des chemins, chaque pas recrée sa propre légende, inversant les données de la réa-lité, des paysages. Dans la transparence de l'air, sous la trouée du vent commence, sans jamais s'achever, un voyage qui tient lieu de reconnais¬sance.
L'étendue de la plaine, l'abrupt des cimes, les pas s'y fondent et la piste autrefois parcourue impose de nouveau sa présence. A la place d'un arbre foudroyé éclate l'incendie, fût-il de courte durée. La forêt livre passage à l'ombre. Le corps, lui, a disparu depuis longtemps. A la force des liens s'oppose le libre accès vers ce qui semble hors d'atteinte.

Extraits de « Les mêmes lieux ». Rougerie éd.

Nous sommes là, attendant au bord du chemin l'éclair ou la foudre. Nous nous souvenons du regard premier porté sur ces espaces. La brûlure n'a pas cessé, nous ne prétendons plus à rien, simplement à nous avancer davantage pour percer une quelconque énigme.
Sur un tronc d'arbre, une encoche signale le passage d'un promeneur attentif à son absence. L'ordre n'est pas établi : la source s'empare du fleuve tout entier, il y a lieu de poursuivre.

Extraits de « L'inaccompli ». Sud éd.

Derrière la fenêtre et bien au-delà, on distingue des images vacillantes qui font tache sur le paysage, témoignant d'un temps a ras de mémoire.
De ces silhouettes, de ces horizons, de ces voix, chacun mesure la force, le pouvoir.
On tente de retenir ces mirages avec une rage vaine ou trop de nostalgie, comme si l'on inscrivait leur marque sur l'écorce d'un arbre appelé à grossir le feu.

Extraits de « A là nuit montante ». Voix d'encre éd.

Qu'as-tu retenu de cette aventure, à part quelques bribes d'une légende distillée par des voix maintenant hors d'atteinte ?
L'horizon a été ta toile de fond ; au bout du promontoire, tu n'as jamais aperçu le port voilé par la brume : tu étais englouti dans un songe prémonitoire.
Rien ne t'a été dérobé. Tes récoltes ont poussé sur des terres infertiles : tu les as engrangées pour des saisons de famine. Tu en as fait parfois l'offrande à des dieux exilés, à des étrangers sans patrie.

**
Tu marches, tu emplis le silence et le sentier que tu suis se ferme derrière toi.
Le nom d'une femme, une lumière qui hésite sont tes points de ralliement. Rien ne te manque pour accomplir ton voyage, les faiblesses et les hésitations, les fatigues et les faux-pas.

**
Nous surveillons une présence, une enfance qui persiste. Ni espérance, ni faux-semblants, mais une incroyable volonté d'accueillir ce qui fut, d'inventer ce qui subsiste.
Les paroles, l'imagination prolongent l'allé¬gresse provoquée par la perspective d'une colline, par les remous d'une forêt. La nuit même semble radiée ; seule s'impose l'aube après laquelle tout est possible. Aucune attente ne sollicite notre hâte.
Au-dessous de nous, un oiseau s'égare dans son vol. Le bûcher conservera trace de son passage. La cendre sera son or, son éternité.

**
Se taire, se terrer puisque parler offense le silence, ébruite les secrets. Au désert, le gel, la nuit éprouvent le corps, le défraient de ses craintes. De cela également il est vain de rendre compte.
Les étoiles se souviennent peut-être de leur éternité maintenant révolue.
Ici, un âge sans mesure s'interpose entre le vent et le sable, le mirage et la réalité. Le jour peut éclore au moindre souffle.

Extraits de « Sous le sceau du silence ». Rougerie éd

Funciona, pero sin darse cuenta de que el viaje, a lo lejos, es otra tierra que puede ser visto como un paso constantemente aplazado. Detrás, el paisaje se borra, mi ¬ gnifié por un fuego invisible.
Allí, otros lugares que nos pertenecen el misterio nunca se resuelva. No vivir lo efímero, la emoción de agua a favor del viento. Sin embargo, en el umbral de este país, la muerte de las raíces y las cosas se hicieron presentes no sentía ¬ adición al tiempo, las estaciones, cuyo nacimiento es ilusión.
La capa simple se convierte en un desesperadamente cielo azul.

**

Se trata de un lugar de paciente búsqueda encontró resistencia aún está pendiente. Es en reconocimiento de este organismo reunión a la tierra, la alianza con los árboles, las rocas. Incluso la luz es el equilibrio perfecto raíz.

**

A lo largo del camino, cada paso vuelve a crear su propia leyenda, la inversión de la realidad los datos, paisajes. En la transparencia de los agujeros de aire en el viento empieza, nunca terminado, un viaje que se lleva a cabo el reconocimiento de alimentación ¬.
La extensión de los picos de fricción y empinadas, no incluyendo la base y la pista una vez más viajó impone su presencia. En lugar de un árbol golpeó el incendio, fue de corta duración. Libro paso a la sombra del bosque. El cuerpo, que ha desaparecido hace mucho tiempo. Una fortaleza de los vínculos se opone al acceso libre a lo que parece inalcanzable.

Extractos de "los mismos lugares." Rougerie ed.

Estamos esperando por el rayo en carretera oa un rayo. Recordamos la primera mirada se centró en estas áreas. Burning no se detuvo, no afirmamos nada, simplemente pasar a perforar misterio más.
En el tronco de un árbol, una muesca marca el paso de un atento a su ausencia andador. La orden no se ha establecido: Source lleva todo el río, debe continuar.

Extractos de "El incumplida". Sur ed.

Detrás de la ventana y más allá, hay imágenes vacillan

que son su mancha en el paisaje, lo que refleja un tiempo de descarga de memoria.
A partir de estas cifras, estos horizontes, estas voces, cada medición de fuerza, poder.
Tratamos de mantener estos espejismos de ira o deseo demasiado vanidoso, como si inscribe su marca en la corteza de un árbol llamado el fuego para crecer.


Extractos de "Una noche en aumento allí". Voice tinta ed.

¿Qué has aprendido de esta aventura, con algunos fragmentos de algunas voces leyenda destilados ahora fuera de su alcance?
El horizonte era su fondo y en el extremo del promontorio, nunca se vio el puerto oscurecida por la niebla que estaba sumido en un sueño premonitorio.
Nada fue robado. Sus cultivos fueron cultivados en tierras infértiles; por lo cual obtuvo el hambre temporadas. Usted ha hecho un poco de ofrenda a los dioses desterrados a los extranjeros sin patria.

**

Entras, te llenó el silencio y el camino que seguir muy de cerca.
El nombre de una mujer que duda de luz son sus puntos de reunión. Nada le falta para cumplir con sus viajes, debilidades y vacilaciones, fatiga y errores.

**
Hacemos un seguimiento de una presencia, una infancia persiste. No hay esperanza, no hay excusa, sino una voluntad increíble para aceptar lo que era, para inventar lo que queda.
Las palabras, la imaginación se fue prolongar ¬ gresse causado por la perspectiva de una colina, por la agitación de un bosque. La noche parece incluso cancelado; amanecer es necesaria sólo después de que todo es posible. No hay que esperar solicita nuestra prisa.
Debajo de nosotros, un pájaro perdido en vuelo. La hoguera se mantendrá rastro de su paso. La ceniza es el oro, la eternidad.

**

Guarda silencio, habla a la clandestinidad desde el silencio delito, los secretos salieron a las calles. En el desierto, la congelación durante la noche siente el cuerpo, los temores a sufragar. De esto también es vano cuenta.
Las estrellas pueden recordar su pasado eterno ahora.
Aquí, una edad sin medición se interpone entre el viento y la arena, espejismo y la realidad. El día puede nacer en el menor soplo.

No hay comentarios:

Publicar un comentario en la entrada