JEAN CAYROL



Francia, 1911 - 2005

RETOUR

À feu et à sang
belle fille qui se repent
les oiseaux sont dans le vent
à chercher qui vous attend

À feu et à sang
les villes tendres de la mort
les hauts jardins les fruits les corps
le désastre au premier rang

À feu et à sang
sans qu’on puisse dire une prière
un fleuve qui trouve la barque éphémère
un homme haletant

À feu et à sang
la guerre comme chevreau mort
sur tes épaules et tout ce qui dort
sur la rive d’Avant

À feu et à sang
j’ai de grands vergers qui hantent le soir
j’ai de grands amis qui peuvent me voir
des plaies qui s’en vont

À feu et à sang
la porte n’est jamais fermée
entends-tu au fond de l’année
l’écho, le démon

À feu et à sang
reviens mon enfant
inlassablement

VOLVER

A sangre y fuego
hermosa chica que se arrepiente
Los pájaros están de moda
de buscar lo espera

A sangre y fuego
ciudades de licitación de la muerte
altos jardines cuerpos fructíferos
el desastre en la vanguardia

A sangre y fuego
sin ser capaz de decir una oración
un barco de río es el efímero
un hombre jadeante

A sangre y fuego
guerra como una muerte niño
sobre sus hombros y todo para dormir que
en la orilla del Prior

A sangre y fuego
Tengo grandes huertas que rondan la noche
Tengo grandes amigos que me puede ver
llagas que van

A sangre y fuego
la puerta no se cierra nunca
se oye al final del año
eco, demonio

A sangre y fuego
mi hijo de vuelta
sin descanso

ÉCRIT SUR LE MUR 

J’appartiens au silence
à l’ombre de ma voix
aux murs nus de la Foi
au pain dur de la France.

J’appartiens au retour
à la porte fermée
Qui frappe dans la cour
qui fredonne la paix ?

L’aube nourrit la terre
à la source du feu
J’appartiens au ciel bleu
qui souffre sur la pierre.

(Jean Cayrol, Miroir de la rédemption précédé de Et nunc, 1944)

ESCRITO SOBRE EL MURO

Yo pertenezco al silencio
a la sombra de mi voz
con las paredes desnudas de la Fe
el pan duro de Francia.

Yo pertenezco a la devolución
a la puerta cerrada
Golpear en el patio
que canta la paz?

Dawn nutre la tierra
la fuente del fuego
Yo pertenezco al cielo azul
sufriendo en la piedra.



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