JOË BUSQUET

Narbona-Francia, 1897 - Carcasona, 1950

FUMEROLLE


L’AMOUR



dans le miroir qui fascine les astres


PAUVRE

fumerolle

ON

aime mieux croire qu’on a rêvé ton sort
et que personne ne connait de songe
plus exactement significatif
d’une digestion laborieuse

AINSI

debout sur la terre qui s’enroule à toi
et te presse de ses anneaux
mais tes yeux avec leurs trésors
de souvenir et de visions
subissent l’attraction d’un astre
invisible et cet astre a une étoile soeur
qui t’attelle à elle avec les chansons
qu’elle te fait entendre et ton visage est
pendu à ce quadrige stellaire
pour que la terre y entre
avec ses horizons qui t’on faite
et que tu respires quand
tu aimes

ET

tout ce qui est en ce monde
te viole avec ses parfums
brûle en toi comme une lampe
et prend dans ton coeur
des inspirations amoureuses
dont il te recouvre
il
faut bien que debout
assise ou couchée
et même les jambes en l’air
et le derrière au vent
tu tendes au-dedans de toi la toile d’araignée
mais
ce travail d’esclave fait pitié

ON

n’en sortira donc jamais

COMME

on comprend le pervers
qui veut être aimé jusqu’à la folie
et imposer à l’innocence
un amour qui soit l’oubli
de son sexe
ah celui-là prend la fleur des sphères
plante une racine dans la vie animale
et sent aussitôt dans sa peur
l’étendue et la pesanteur ailée
de cette vérité que l’oeil
d’un homme ne peut entrevoir

ON

m’a brisé les os pour que je devienne la pensée
la transparence de cette vérité
que je l’enseigne aux hommes
puisqu’elle ne peut me manger les entrailles

L’AMOUR

est éternel
comme
les autres aiment
des chèvres ou des moutons
moi

j’aimerai une

POUPÈE

FUMAROLA

AMOR

en el espejo que fascina estrellas

POBRES

Fumarola

EN

Prefiero creer que su suerte ha soñado
y nadie sabe de sueño
más precisamente significativo
una digestión laboriosa

Y

de pie sobre la tierra que te envuelve en
prisa y sus anillos
pero sus ojos con sus tesoros
recuerdos y visiones
someterse a la atracción de una estrella
invisible y la estrella esta tiene una estrella hermana
que lo férula con canciones
que oísteis y es su cara
colgando del estelar carro
que entra en la tierra
con horizontes que se harán
y cuando usted respira
te amo

Y

todo en este mundo
usted viola con su fragancia
que arde como una lámpara
y toma en tu corazón
inspiraciones románticas
que cubren
lo
necesario que de pie
sentado o acostado
e incluso las piernas en el aire
y detrás del viento
tendes que dentro de ti la araña
sino
este es el trabajo esclavo patético

EN

Así que no salen

COMO

entendemos la perversa
que quiere ser amado hasta la locura
y requieren la inocencia
un amor que se olvida
del sexo
ah este se lleva las esferas de flores
raíces de las plantas en la vida animal
e inmediatamente se sintió con miedo
el alcance y la gravedad alado
la verdad que el ojo
un hombre no puede prever

EN

me rompió los huesos que debería estar pensando
transparencia de la verdad
Enseño a los hombres
ya que no puedo comer las entrañas

AMOR

es eterno
como
al igual que otros
cabras u ovejas
yo

Me gustaría una

Muñeca

L’OMBRE D’UNE OMBRE

I

La lumière fait place à la pure vérité des bruits
qui se terrent. Crépuscule anxieux où, dans la
chambre d’un malade, une touffe de lys se souvient
qu’il fit jour.
Toute la calme du soir, apaisement d’un ciel qui
se peint ses rivages.
Mais celui qui sait a deux yeux pour voir le blanc,
le long évanouissement où les transparences de l’air
sont seules à se survivre, celui qui sait que la beauté
d’une femme rêve sans fin de ce bonheur qu’il a
perdu…
Ecoute, il fait doux, l’été vient de nuit, cette
année. Ecoute, la chanson se souvient d’un amour
sans trop savoir s’il est le tien…
Dans l’heure étrange qui se retourne, le silence
vient de partout. L’ombre de l’âme, où brillent
faiblement les formes des êtres que j’aime,
m’apparaît dans toute sa grandeur rocheuse, et je
sens que ma réalité d’homme est pour un instant
comme écrasée devant la hauteur de ce que
j’appelle mon rêve. Hauteur matérielle et sensible,
ranimant autour d’elle un horizon intérieur où la
pureté des forms est si grande qu’elle réussit à
diviser sur sa prope clarté les ténèbres. Je comprime
à deux mains mon coeur qui bat, car, dans cet
aperçu ouvert sur des ténèbres qui ne font jamais
régner que mon être sur moi, je découvre que le
sentiment de mon humanité se perd et que, devant
moi, tremblant, interdit, sous le ciel mort d’une
fatalité implacable, ma vie écoute ma vie.
Personne ne sait si je dors. Mes yeux ont rêvé
qu’il n’y avait plus de larmes. Dans la fible clarté
qui tombe des étoiles, il me semble que mom âme
interroge le ciel à travers la pâleur de mon visage
qui frissonne; et je devine que toute chose vivante
s’oublie dans l’apparition d’une beauté qui, en
moi-même, est silence. Seul comme si personne ne
savait que je suis, j’écoute dans la vie de l’heure la
plus irréelle le gémissement de tout ce qui veut finir
e pense ainsi de se survivre. Il y a pour moi dans la
tache claire d’un carreau, sous les toits très loin de
la fenêtre où je me tiens, un enfant qui écrit son
journal sans savoir qu’il sera malheureux et que
jamais une femme ne me demandera ce qu’il portait
dans son amour.
[...]

LA SOMBRA DE UNA SOMBRA

Yo
La luz da lugar a ruidos pura verdad
que madriguera. Crepúsculo en el que la ansiedad en
una enfermería, un manojo de lirio recuerda
se fue la luz.
Durante toda la noche tranquila, un cielo que calma
se pinta sus costas.
Pero el que sabe dos ojos para ver el blanco
donde el aire transparencias desmayo
son sólo para sobrevivir, que sabe que la belleza
una mujer sueña con la felicidad sin fin que
perdido ...
Escucha, es dulce, la noche llega el verano, este
año. Escucha la canción recuerda un amor
sin saber que es tuyo ...
Con el tiempo, lo cual resulta extraño, silencioso
viene de todas partes. La sombra del alma, que brilla
formas débiles de los seres que amo,
Me parece que en toda su grandeza roca, y yo
sentido de que el hombre es mi realidad por un momento
aplastado como a la altura de esta
Llamo a mi sueño. La altura y el material sensible
revivir a su alrededor horizonte interior donde
pureza de las formas es tan grande que se consigue
dividir su oscuridad claridad prope. Me Pill
dos manos de mi latido del corazón, ya que en este
panorama abierto en la oscuridad que nunca
que en mi reinado, descubrí que la
mi sentido de la humanidad está perdida y que antes
Yo, temblando, prohibida por el cielo de la muerte
destino implacable, mi vida escuchando a mi vida.
Nadie sabe si duermo. Mis ojos han soñado
había no más lágrimas. En la claridad fible
que cae de las estrellas, me parece a mí que la madre de alma
interroga al cielo a través de la palidez de mi rostro
temblando, y creo que todos los seres vivos
olvidado en la aparición de una belleza que,
yo, es el silencio. Como si nadie
Sabía que escucho en la vida de la hora
más gemir todo irreal que quiere terminar
e y pensar para sobrevivir. No para mí en
punto brillante de una baldosa, ático lejos de
la ventana donde yo estoy, un niño que escribió su
periódico sin saber que va a ser infeliz y
Alguna vez una mujer me preguntó qué era
en su amor.
[...]

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