HENRI PICHETTE


Châteauroux, Indre (Francia) 1924 - París, 2000


UN ARBRE EST LÀ-BAS


Un arbre est là-bas, qui vous fait un geste ;
Le temps d'y courir, il vous donne un fruit.
Un peu de soleil brûle sous la veste,
L'ombre d'un ruisseau m'arrive à doux bruit.

Un million de cieux...foin de passeports !
Je ne veux rêver qu'à la force verte,
Aux oiseaux élus dont l'âme a pris corps.
- Sur la liberté ma bouche est ouverte.

LES REVENDICATIONS

Ode 
à la neige

la 
légère
candide
capricieuse
tourbillonnante
ouatée poudreuse
neige dont j'aime
la 
lente lente
chute

par un jour de grisaille aux vapeurs violâtres
ou quelquefois même (je l'ai vu)
par un ciel terre de Sienne
elle
papillonne blanc,
plus blanc que les piérides blanches
qui volettent en avril
comme fiévreusement,
à moins que ce ne soit frileusement
autour 
de
roses
couleur d'âtre

météore 
qui touche ma manche
de ratine, y posant des cristaux à six branches
sous mes yeux d'étincelles

pluie
de plumes 
de mouettes
muettes

recouvrant la plaine déshéritée
emmantelant la forêt squelettique

épaisse, assoupissante et ensevelissante

blanche telle
une belle absence de parole

blanche autant qu'absolue
dans un silence d'œil
qui rêve
l'éternité blanche

neige neigée
tellement soleillée
que d'un blanc aveuglant,
et brûlante !

moelle de diamant

neiges du Harfang aux iris jaune d'or
et ventre blanc pur de la Panthère des neiges

de quel oiseau fléché fuyant à travers ciel
ce pointillé de sang sur la neige vierge ?

regardez, par-delà
cette grille givrée
d'innocentes hermines
dorment tout de leur long
sur les bras des croix

alors qu'à l'intérieur l'enfant
le front appuyé à la vitre
pour joué
fait de la buée,
dehors chaque flocon
éclate une petite larme
qui roule
en bas
du carreau
où le mastic est vieux comme la maison

Et
tout là-bas
(à l'heure de mon cœur qui bat tout bas)
quelqu'un
contemple
la rencontre de la neige
floconneuse, innombrable
avec la mer
formidable, comme 
de plomb
glauque

1955

ODA A LA NIEVE

la 
luz 
franca 
caprichosos 
remolinos de 
polvo acolchado 
de nieve que me gusta 
el 
lento lento 
descenso 

diarios de vapores grises morado 
o algunas veces (vi) 
un cielo sienna 
ella 
revolotea blanco, 
más blanco que pierids blancas 
que revolotean en abril 
como febrilmente, 
a menos que sea frío 
alrededor de 
la 
rosa 
de color fuego 

meteorito 
que afecta a mi manga 
terry, incluyendo la solicitud de seis puntas cristales 
bajo mis ojos la chispa 

precipitación 
plumas 
de gaviotas 
en silencio 

cubriendo la llanura privado 
forestal emmantelant esquelético 

grueso, somnolencia y enterrar 

blanche tal 
una hermosa palabra no 

blanco la medida en que absoluto 
silencio en el ojo 
que sueña con 
la eternidad blanco 

nevadas nieve 
soleillée así 
como un blanco cegador, 
y caliente! 

diamante médula 

nieves del Nevado iris amarillo de oro 
y el vientre de color blanco puro leopardo de las nieves 

flecha pájaro que vuela por el cielo 
que la sangre de puntos en nieve virgen? 

mirando, más allá de 
la red de mate 
armiño inocente 
derecha sueño sus largos 
brazos de la cruz 

mientras que en el interior del niño 
frente 's apretadas contra el cristal 
jugó 
a causa de la niebla, 
cada copo fuera 
estalla una pequeña lágrima 
que rueda 
hacia abajo 
la ventana 
donde la masilla es tan viejo como la casa 

mientras que hay 
(en ese momento mi corazón late suavemente) 
alguien 
contempla 
el encuentro nieve 
hojuela, innumerables 
mar con 
maravillosas, como 
conducir 
espeluznante 

1.955


Odas cada seguida Tumba Gérard Philipe Poesía / Gallimard

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