GABRIEL VICAIRE




Belfort-Francia, 1848-París, 1900


UNE FÉE

Ah ! c'est une fée
Toute jeune encor.
Ah ! c'est une fée
De lune coiffée.

A sa robe verte,

Un papillon d'or,
A sa robe verte
A peine entrouverte.


Elle va légère ,

Au son du hautbois,
Elle va légère,
Comme une bergère.


Elle suit la ronde

Des dames des bois,
Elle suit la ronde
Qui va par le monde.


UN HADA


¡Ah! que es un hada

Todo joven.
¡Ah! que es un hada
Luna tapada.

Con su vestido verde,

Un oro mariposa
Con su vestido verde
Un poco abierta.


Es ligero,

El sonido del oboe,
Es ligero,
Como pastora.

Sigue la ronda

Damas bosque,
Sigue la ronda
¿Quién anda por el mundo.

PAYSAGE



Il est charmant ce paysage,

Peu compliqué, mais que veux-tu ?
Ce n'est qu'une mer de feuillage,
Où, timide, à peine surnage
Un tout petit clocher pointu.
Au premier plan, toujours tranquille,
La Saône reluit au matin.
Par instants, de l'herbe immobile
Un bœuf se détache et profile
Ses cornes sur le ciel lointain.
Et moi, distrait à la fenêtre,
Je regarde et n'ose parler.
A quoi je pense ? A rien peut-être.
Je regarde les vaches paître
Et la rivière s'écouler.

PAISAJE


Es este paisaje encantador,

Poco complicado, pero ¿qué quieres?
Es un mar de follaje
Donde tímido, apenas sobrevive
Una aguja pequeña.
En primer plano, siempre tranquilo,
Saône brilla en la mañana.
A veces, la hierba todavía
Un buey puestos y el perfil
Cuernos en el cielo lejano.
Y yo, distraído por la ventana,
Me veo y no se atreven a hablar.
¿En qué estaba pensando? 
Una cosa puede ser.
Miro las vacas pastar
Y el caudal del río .

No hay comentarios:

Publicar un comentario